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Star Catcher veut créer un réseau d’énergie en orbite pour alimenter les satellites

La start-up américaine Star Catcher s’apprête à franchir une étape importante dans le développement de son projet d’approvisionnement énergétique dans l’espace. L’entreprise basée à Jacksonville, en Floride, doit envoyer en orbite un premier prototype capable de transmettre de l’énergie à un autre satellite, une technologie qui suscite notamment l’intérêt de Google et SpaceX.

Un premier test de transmission d’énergie dans l’espace

Les satellites et autres engins spatiaux reposent principalement sur leurs panneaux solaires et leurs batteries pour assurer leur fonctionnement. Star Catcher souhaite compléter ce modèle en créant une véritable infrastructure énergétique en orbite.

La société prévoit de lancer cette semaine un prototype destiné à tester la transmission d’énergie vers un autre satellite. Si l’expérience réussit comme prévu, elle constituerait une première dans le domaine de l’approvisionnement énergétique orbital.

Le principe d’une transmission d’énergie à distance dans l’espace n’est cependant pas nouveau. Une idée comparable apparaissait déjà dans une nouvelle de l’écrivain de science-fiction Isaac Asimov publiée en 1941. La NASA avait également étudié sérieusement différentes technologies liées à l’énergie solaire spatiale dès les années 1970.

La baisse des coûts de lancement change la donne

Pendant plusieurs décennies, les coûts considérables nécessaires pour envoyer des équipements en orbite ont limité le développement de telles infrastructures. La baisse du prix des lancements et l’essor du secteur spatial commercial rendent aujourd’hui ces projets plus envisageables.

Dans le même temps, les besoins énergétiques des satellites augmentent. Les opérateurs cherchent à embarquer davantage d’équipements et de capacités informatiques tout en limitant la masse consacrée aux batteries et aux systèmes de production électrique.

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Cette évolution pourrait devenir encore plus importante avec le développement de constellations de satellites, de plateformes orbitales et de projets de centres de données dans l’espace.

Des satellites capables de concentrer et transmettre l’énergie solaire

Le projet de Star Catcher repose sur la création d’un réseau composé de plusieurs « nœuds » énergétiques placés en orbite.

Ces satellites seraient conçus pour concentrer la lumière du Soleil à l’aide de systèmes optiques, avant de transmettre cette énergie sous forme de faisceau vers les panneaux solaires d’autres engins spatiaux. Les satellites bénéficiaires pourraient ainsi produire davantage d’électricité et recharger leurs batteries sans dépendre uniquement de la lumière solaire qu’ils reçoivent directement.

Selon Star Catcher, ces installations pourraient fournir jusqu’à dix fois plus d’énergie que celle disponible à partir de la lumière solaire diffuse.

L’objectif est de mettre en place une sorte de réseau électrique orbital permettant aux opérateurs de satellites d’acheter de l’énergie en fonction de leurs besoins, sans devoir nécessairement augmenter fortement la taille de leurs propres systèmes énergétiques.

Des essais au sol déjà réalisés

Star Catcher a déjà effectué des essais en 2025. Ceux-ci ont permis de fournir plus d’un kilowatt de puissance à des panneaux solaires installés au sol, ouvrant la voie à une démonstration directement en orbite.

Andrew Rush, PDG et cofondateur de l’entreprise, estime pouvoir proposer « des services commerciaux significatifs d’approvisionnement en énergie en orbite avant la fin de la décennie ».

Le prochain test spatial doit permettre de vérifier si cette technologie peut fonctionner dans les conditions réelles rencontrées en orbite et constituer une base pour un futur service commercial.

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Google et SpaceX s’intéressent au projet

Le concept attire déjà des financements importants. Star Catcher a levé 65 millions de dollars et obtenu un contrat de 30 millions de dollars avec l’armée américaine.

L’entreprise affirme également disposer de dizaines d’acheteurs potentiels ainsi que de plusieurs contrats à long terme portant sur l’achat d’énergie.

Google et SpaceX figurent par ailleurs parmi les entreprises en discussion avec Star Catcher. Cet intérêt intervient alors que plusieurs acteurs technologiques et spatiaux étudient de nouvelles infrastructures orbitales nécessitant des capacités énergétiques toujours plus importantes.

Vers un réseau électrique commercial en orbite

Le défi reste désormais de démontrer que la transmission d’énergie peut être réalisée de manière fiable et efficace entre des engins évoluant dans l’espace. Le succès du prototype constituerait une étape essentielle avant le déploiement éventuel de plusieurs nœuds énergétiques.

À terme, Star Catcher ambitionne ainsi de transformer l’énergie en un service accessible directement en orbite. Si les prochains essais confirment la viabilité de cette technologie, les satellites pourraient progressivement disposer d’une nouvelle source d’électricité complémentaire à leurs propres panneaux solaires et batteries.

Albert Camus

Albert Camus est rédacteur pour futur-en-seine.paris. Il couvre l’actualité, la politique, l’économie, la technologie, le sport et les sujets de société. Son objectif est de fournir des informations claires, fiables et accessibles, en mettant en lumière les événements, les tendances et les sujets qui intéressent les lecteurs.

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