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Une action collective en référé est déposée contre la fermeture totale des bars et restaurants à Marseille et Aix

Jusqu’où iront les restrictions imposées pour enrayer l’épidémie de Covid-19? Alors que les mesures annoncées mercredi par le ministre de la Santé, Olivier Véran, commencent à être mises en œuvre territoire par territoire, un groupe de médecins a réclamé, dimanche 27 septembre, la mise en œuvre immédiate de “Mesures drastiques” pour éviter une seconde vague qui serait «Beaucoup plus difficile à gérer pour les hôpitaux et les unités de soins intensifs que les premiers». De son côté, Olivier Véran n’a pas exclu les restrictions de circulation pendant les vacances de la Toussaint.

Selon la nouvelle carte de l’épidémie présentée mercredi, Marseille et la Guadeloupe sont classées dans la zone «d’alerte maximale». Onze métropoles, dont Paris et la proche banlieue, sont classées «alerte renforcée». Et tous les départements sont en situation de «vulnérabilité». L’épidémie liée au nouveau coronavirus en France est en “Une phase ascendante”, selon Santé publique France. Et, parmi les points “Inquiétant”, l’agence de santé soulève le “Circulation de plus en plus forte” du virus chez les personnes âgées.

  • Fermeture totale des bars et restaurants à Marseille et Aix le dimanche soir

La fermeture totale des bars et restaurants, annoncée mercredi par le ministre de la Santé de la métropole Aix-Marseille, s’appliquera aux villes de Marseille et Aix-en-Provence, en «zone d’alerte maximale», de minuit dimanche soir au 11 octobre inclus, à l’exception de toute activité de livraison et à emporter, selon un arrêté préfectoral publié le dimanche.

Ces mesures peuvent être “Examiné” avant la date limite du 11 octobre, prévoit cet arrêté signé par le préfet des Bouches-du-Rhône, Christophe Mirmand, en prévoyant “Une visite dans une semaine”, sur la base d’indicateurs épidémiques de l’agence régionale de santé (ARS) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA).

Dès la publication officielle de ce décret, le président (Les Républicains) de la région PACA, Renaud Muselier, a annoncé avoir déposé une action collective en référé devant le tribunal administratif de Marseille contre cette fermeture totale imposée aux bars et restaurants marseillais. et Aixois.

Cet appel est porté par une vingtaine de professionnels de la restauration de Marseille et Aix-en-Provence, par des représentants locaux du monde des affaires et du secteur, ainsi que par la région PACA, le département des Bouches-du-Rhône, la métropole Aix-Marseille- La Provence et la ville d’Aix-en-Provence. Parmi les institutions, seule la ville de Marseille, dirigée par la gauche, avec l’écologiste Michèle Rubirola comme maire, n’a pas rejoint ce processus. “C’est la loi qui décide (ra)”, insiste Renaud Muselier dans un communiqué, précisant qu’il “N’appellerait jamais à la désobéissance civile”.

Ces nouvelles mesures ne concernent pas les 90 autres communes de la métropole Aix-Marseille-Provence, une superficie de 3000 km2 pour 1,8 million d’habitants. Cette évolution avait déjà filtré vendredi après la rencontre entre le ministre Olivier Véran et plusieurs élus du département à la préfecture de Marseille. A l’issue de cette rencontre, M. Muselier avait également annoncé que la mise en œuvre de ces nouvelles directives était reportée à dimanche au lieu de samedi. La fermeture de bars et restaurants affectera certainement quinze autres communes du département, La Ciotat, Arles, Gardanne ou Martigues notamment. Mais, dans ces villes, ces établissements n’auront à fermer que de 22h à 6h

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Ces mesures dévoilées mercredi par M. Véran avaient déclenché la colère des professionnels et de nombreux élus de la métropole Aix-Marseille-Provence et en particulier du premier adjoint au maire de Marseille, Benoît Payan, qui avait pris la parole. “Affront” fabriqué dans la deuxième plus grande ville de France.

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  • A Paris, les patrons des bars manifestent contre la fermeture à 22h dès lundi

Manifestation organisée par le collectif «Stay open» réunissant les propriétaires de restaurants, bars et discothèques, sur l'Esplanade des Invalides, à Paris, le 27 septembre 2020.

Quelques dizaines de restaurateurs, propriétaires de bars et discothèques et représentants du secteur de l’hôtellerie et de la restauration se sont réunis dimanche devant l’Hôtel des Invalides, à Paris, pour protester contre le durcissement des mesures sanitaires affectant leurs établissements.

Le gouvernement a durci mercredi les mesures sanitaires dans onze grandes villes classées en zones d’alerte renforcée dont Paris, où les bars doivent fermer à 22 heures dès lundi. Restaurants qui ne servent pas “Pas d’alcool sans nourriture” ne sont pas concernés, a indiqué la préfecture, mais de nombreux manifestants craignaient dimanche que ces directives ne soient qu’une étape avant une fermeture plus large.

“Nous ne comprenons pas comment la population est plus en sécurité dans le métro que dans nos établissements, ni comment le virus à 21h59 est inoffensif et tuera tout le monde à 22h01”, a déclaré Stéphane Manigold, l’un des porte-parole du collectif «Restons open», devenu célèbre grâce à sa victoire fin mai contre l’assureur Axa.

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«Nous avons fait de gros investissements pour assurer la sécurité dans nos établissements, et on nous dit que nous serons de toute façon fermés. C’est comme si nous avions jeté de l’argent à l’égout », il a continué. “Beaucoup de gens ne pourront pas rembourser le prêt garanti par l’Etat (PGE), il doit être annulé”, dit M. Manigold.

  • Olivier Véran n’exclut pas les restrictions à la Toussaint

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué que la mise en œuvre d’éventuelles restrictions de voyage pendant les vacances de la Toussaint dépendait de ” ce que nous allons faire dans les prochains jours et semaines », a-t-il déclaré dimanche dans Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. “Si la circulation du virus augmente et qu’elle n’est pas ralentie, si nous ne mettons pas tous les moyens nécessaires pour ralentir sa circulation, eh bien cela met en danger notre système de santé et les Français eux-mêmes”, il ajouta.

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En ce qui concerne la proposition des deux lauréats du prix Nobel d’économie, Abhijit Banerjee et Esther Duflo, d’instaurer l’isolement national pendant les vingt premiers jours de décembre pour permettre aux Français de retrouver leurs familles pendant les vacances, Olivier Véran estime que ce scénario est “Dans l’ordre de la prédiction”. “Je n’envisage pas dans deux mois de faire des plans sur la comète”, a déclaré le ministre. «Je me projette au jour le jour avec mes batteries de chiffres (…), des retours d’expérience du terrain, afin d’offrir aux Français le chemin le plus sûr pour (…) qu’ils puissent passer des fêtes de famille dans de bonnes conditions. Il ne passera pas par un confinement précoce de trois semaines. “

«Nous ne voulons pas arrêter complètement la vie économique, sociale, culturelle, sportive, familiale des Français. C’est pourquoi nous prenons des décisions adaptées à la gravité du moment » et qui sont “Territorialisé”, il a défendu.

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  • Les médecins exigent des «mesures drastiques»

Un groupe de médecins a appelé à l’établissement, “De ce week-end”, de “Mesures drastiques” pour éviter une seconde vague, craignant ça, “Sans une mesure forte pour lutter contre l’épidémie, le nombre de patients admis chaque jour en réanimation en un mois sera d’environ 650, équivalent à celui que nous avons connu au maximum de la première vague et dépassera les 1.200 à la mi-novembre. “, ils préviennent dans une chronique publiée dans le Journal du dimanche.

«L’Espagne, Israël, le Royaume-Uni, l’Italie ont depuis près de deux semaines déjà mis en place des mesures, dont certaines vont au confinement. La situation sanitaire de la France n’est pas différente de celle de ces pays. Le moment est donc venu d’agir rapidement et durement “, alertent les sept signataires, dont l’infectiologue Karine Lacombe et le professeur de santé publique Philippe Amouyel, du CHU de Lille.

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Le groupe de médecins affirme que “Partout, à tout moment”, les mesures annoncées par le gouvernement sont accompagnées “Respect strict du port du masque et des mesures barrières” et que toutes les activités où cela n’est pas possible soient suspendues. “Appliquées à partir de ce week-end et maintenues pendant deux à trois semaines, ces mesures pourraient ramener le niveau de l’épidémie à ce que nous avons connu en juin dernier” et permettrait “Vacances sereines de la Toussaint”.

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Le monde avec l’AFP

Alphonse Dumont

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