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Reconstruire: restaurer la nature – terre à terre

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Les scientifiques l’appellent la sixième extinction de masse et jusqu’à un million d’espèces végétales et animales sont menacées. Alors que nous colonisons le monde naturel à nos propres fins – l’agriculture et l’urbanisation – nous détruisons des habitats et perturbons les écosystèmes. Mais que se passerait-il si nous réintroduisions certaines espèces éteintes et permettions ensuite à la nature de se guérir?

Caribou dans les Pyrénées

Le caribou des Pyrénées a disparu de la France au début du XXe siècle en raison de la chasse.

Eric Sorb du Parc national des Pyrénées françaises considère la reconstruction comme une question de principe. Il dit à France 24 que c’est à nous, humains, de corriger l’erreur.

Le caribou est chassé à l’état sauvage en Espagne, où une population saine a été préservée. Puis le bouquetin est élégamment décoré d’un traceur GPS, et il sort des caisses de transport après une longue période de quarantaine pour recommencer une nouvelle vie en France. Grâce à ce programme, il y a maintenant une population croissante de 270 personnes. Cette fois, il est illégal de les chasser.

Réforme des écosystèmes

Les castors, les bisons, les bouquetins et les aigles ont été largement réintroduits en Europe. Les habitudes d’élevage du bison gardent sous contrôle les espèces végétales les plus agressives, ce qui permet aux autres de prospérer. Les vautours, connus pour manger des carcasses, agissent comme les recycleurs de la nature. Il n’y a pas d’espèces qui vivent et meurent dans le vide, et chaque extinction et re-reproduction a des répercussions sur l’écosystème. Comme le souligne l’écologiste François Sarrazin, toutes les espèces «ont évolué et évolué conjointement» à travers des relations de «compétition, prédation et coopération».

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Économie d’habitat

Mais Madeleine Robin, directrice de l’association caritative faunique ASPAS, pense que cela représente vraiment une intervention majeure. L’idée au sanctuaire faunique du Vercors est de ne rien faire – pas de chasse ni d’élevage, mais pas de réintroduction non plus. Elle note que beaucoup attendent encore un résultat final des activités de protection, avec 70 pour cent des parcs nationaux et des soi-disant «réserves» français exploités malgré cela. Elle croit que la nature reviendra d’elle-même si l’occasion se présente.

Astor Abel

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