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Le Conseil d’État autorise l’élargissement des fichiers de police

La police et la gendarmerie pourront déposer des activités politiques, des appartenances syndicales et des données sanitaires au nom de la sécurité publique ou de la sécurité de l’Etat, a statué en résumé, lundi 4 janvier, le Conseil d’Etat, en rejetant les demandes des organisations syndicales CGT, FO, FSU et associations de défense des droits de l’homme qui ont dénoncé le grand “Dangerosité” de ces fichiers.

Les décrets, publié le 4 décembre 2020 après avis du Conseil d’État et consultation de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), autorise la police à déposer le ” Opinions politiques “, la “Convictions philosophiques et religieuses” et “Appartenance syndicale” avant le recrutement de fonctionnaires à des postes sensibles, alors que les textes précédents se limitaient à lister leurs “Activités”. Des identifiants, des photos et des commentaires sur les réseaux sociaux seront également saisis, comme les troubles psychiatriques. le les personnes morales – associations, et donc syndicats – sont également visées.

«C’est notre activité syndicale, notre raison d’être qui est visée, a insisté à l’audience Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Ces décrets entretiennent la confusion entre un militant, un membre, voire un salarié qui signe une pétition … Et en tant que personne morale, la CGT peut être remise en cause, c’est un risque pour la social-démocratie. “ Suite à l’émotion suscitée par les associations et les syndicats dans un contexte d’accusations répétées de dérive autoritaire du gouvernement – notamment avec les restrictions imposées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et du projet de loi «sécurité mondiale» -, le ministre de la L’intérieur, Gerald Darmanin, avait nié à plusieurs reprises tout désir de “Créer un crime d’opinion” ou surveillance de masse.

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Aucune “ingérence disproportionnée” dans la liberté d’opinion

Les décrets concernent trois dossiers, le PASP (prévention des atteintes à la sécurité publique) de la police; le Gipasp (gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique) des gendarmes et l’EASP (enquêtes administratives liées à la sécurité publique). Ils étendent également l’accès aux données aux procureurs ou aux agents du renseignement. “Dans la limite du besoin de savoir”. Le juge de référé, Mathieu Herondart, a estimé que ces textes ne “Une infraction disproportionnée” liberté d’opinion, de conscience et de religion ou liberté d’association.

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Il fait valoir que la collecte de ces données sensibles était déjà, par dérogation, autorisée dans le code de la sécurité intérieure, et que seules les activités “De nature à mettre en danger la sécurité publique ou la sécurité de l’État” sont concernés, qui “Interdit en particulier l’enregistrement des personnes pour une simple affiliation syndicale”. Le Conseil d’État souligne qu’il n’est pas question d’automatiser la collecte des données et considère que si l’un des décrets prévoit l’inscription d’une personne dans six fichiers distincts, ce “Impossible de faire ressembler à l’établissement d’opérations d’interconnexion”.

En 2008, le dossier Edvige (utilisation documentaire et valorisation d’informations générales), qui prévoyait notamment d’identifier les personnes exerçant ou ayant exercé un mandat politique, syndical ou économique, avait provoqué un tel tollé qu’il avait été retiré.

Cunégonde Lestrange

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