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La France a aidé le projet de loi moribond obstrué par 5 législateurs de centre-droit

Une proposition visant à légaliser la mort avec l’aide de personnes incurables a été interdite au Parlement français, en grande partie par cinq députés de l’opposition.

Les législateurs républicains de l’opposition ont soumis 2 158 amendements au projet de loi, sur un total de 3 000. Cela signifie qu’il est peu probable que la proposition soit adoptée comme prévu le jeudi 8 avril.

Le représentant Olivier Valorne, qui a présenté le projet de loi, a dénoncé la démarche comme un « obstacle » par « une poignée de députés » à la discussion « d’un enjeu de société majeur ».

Le projet de loi précise qu’il vise à instaurer «le droit à la fin d’une vie libre et choisie». Mais comme cela légaliserait l’euthanasie volontaire pour les personnes atteintes de maladies incurables, il est controversé.

Le grand nombre d’amendements au projet de loi signifie que – si chaque amendement est correctement discuté – il sera impossible d’adopter la proposition en une seule journée, ce qui retardera son adoption.

Les amendements ont suscité des critiques de toutes parts.

Dans une lettre ouverte à Le journal du dimancheEn faveur du projet de loi, 270 députés du parti de tous bords se sont plaints: «Nous voulons une discussion. Nous voulons voter. Il est temps pour le Parlement. Je vous en prie, respectons cela. « 

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Parmi les signataires de la lettre ouverte figuraient Jean-Louis Touraine, Yale Brown-Biffet (du parti au pouvoir La République En Marche), Marín Bénier (Les Républicains) et quatre chefs de partis politiques, Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) , Valérie Rapolt (Parti socialiste) Olivier Becht (Agger) et Bertrand Bachter (Libertés et territoires).

Le discours a continué: «Cette question est posée dans notre société depuis 40 ans. Plusieurs textes ont été soumis à l’association [Nationale] Et le Sénat depuis 2017.

« Nos citoyens nous demandent, et attendent de nous, de discuter, pour la majorité d’entre eux, de l’adoption de cette loi. »

Représentant Matteo Orville, ancien membre du Parti des libertés et des terres, Il a dit que «  L’obstruction honteuse de LR [MPs] Le vote sera suspendu jeudi pour la loi sur la fin de vie. « 

Il a précisé que «seuls, cinq représentants de la République française (Xavier Breton, Patrick Hitzel, Julian Raver, Frédéric Reyes, Marc Le Four) ont soumis plus de 2 158 amendements».

‘Progrès essentiels’

Le projet de loi présenté par M. Valorne vise, disent les partisans, à mettre à jour et à clarifier la loi sur la question sensible de la fin de vie et de l’euthanasie volontaire, cinq ans après que Claeys-Leonetti ait permis une anesthésie continue et profonde pour les personnes atteintes de maladies incurables.

M. Valorni, ancien membre du Parti socialiste, a admis que son projet de loi pose des «questions existentielles».

Il a déclaré que rendre l’euthanasie légale serait une « liberté absolue » et corrigerait « l’hypocrisie » juridique actuelle qui signifie que la France ferme les yeux sur les personnes qui se rendent en Belgique et en Suisse pour mettre fin à leurs jours, et « 2000 à » 4000 volontaires décès qui surviennent chaque année en France, parfois à l’insu des proches.

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Line Reno, Association pour le droit de mourir dans la lignité (ADMD), a écrit le week-end dernier une lettre ouverte aux parlementaires, les invitant à donner «à chacun la possibilité de choisir la fin de sa vie. Nous pouvons l’arrêter».

Jean-Luc Romero, président de l’ADMD, qui a lancé une pétition et une lettre ouverte au président Emmanuel Macron, a dénoncé l’action des députés comme un « déni de démocratie ».

Il a déclaré: «Cinq députés refusent de permettre à la majorité des députés d’adopter une loi sur les limites définitives de la liberté. Ils ont soumis des centaines d’amendements, car ce débat ne peut pas se poursuivre après minuit le 8 avril. Nous devons condamner ce déni de démocratie! « 

Le sujet de l’aide à mourir a toujours été controversé, certains députés faisant valoir qu’un sujet aussi sensible ne pouvait pas être discuté rapidement, tandis que d’autres se sont opposés à toute légalisation, en raison de convictions religieuses ou personnelles.

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