World

Conflit au Moyen-Orient : Trump évoque une guerre « presque terminée », Israël intensifie ses frappes et la situation s’aggrave au Liban

Au dixième jour d’un conflit majeur qui secoue le Moyen-Orient, les tensions restent extrêmement fortes malgré les déclarations optimistes du président américain. Alors que Donald Trump estime que les opérations militaires contre l’Iran approchent de leur terme, Israël poursuit ses frappes et les violences continuent de s’étendre à plusieurs pays de la région. Entre attaques de missiles, bouleversements politiques à Téhéran et inquiétudes sur les marchés pétroliers, la journée du 9 mars a illustré la complexité d’un conflit aux répercussions internationales.

Donald Trump affirme que la guerre contre l’Iran est « quasiment finie »

Le président des États-Unis a déclaré lundi que le conflit en cours contre l’Iran était « quasiment terminé ». Dans un entretien accordé à la chaîne CBS, Donald Trump a estimé que les capacités militaires de Téhéran avaient été largement neutralisées.

Selon lui, l’Iran ne disposerait plus de véritable « marine », ni de « communications » opérationnelles, ni de « force aérienne ». Le chef de la Maison Blanche a également affirmé que la campagne militaire avançait plus vite que prévu, alors qu’il évoquait auparavant une durée de quatre à cinq semaines.

Ces déclarations ont immédiatement eu un effet sur les marchés énergétiques. Les cours du pétrole, qui avaient fortement augmenté depuis le début du conflit, ont reculé après les propos du président américain.

Lors d’une conférence de presse plus tard dans la soirée, Donald Trump a assuré que plus de 5 000 cibles avaient été frappées en dix jours. Il a également averti que toute tentative iranienne de perturber l’approvisionnement pétrolier mondial entraînerait une riposte encore plus sévère.

« Je ne laisserai pas un régime terroriste prendre le monde en otage en bloquant l’offre mondiale de pétrole », a-t-il déclaré.

READ  Mitrofanova agit avec arrogance et grossièreté et le ministre Tsikov porte plainte devant l'Église russe.

Le président américain a aussi indiqué envisager la levée temporaire de certaines sanctions pétrolières visant d’autres pays afin de faire baisser les prix de l’énergie.

Israël lance une nouvelle série de frappes massives en Iran

Peu après les déclarations de Donald Trump, l’armée israélienne a annoncé une nouvelle vague de frappes de grande ampleur contre Téhéran.

Dans un communiqué succinct publié lundi soir, l’armée a indiqué avoir lancé pour la seconde fois dans la journée des opérations aériennes visant ce qu’elle décrit comme des « cibles terroristes ».

Plus tôt dans la journée, Israël avait déjà affirmé avoir mené dans la nuit des frappes contre six bases aériennes iraniennes. Selon l’armée israélienne, ces installations servaient à soutenir et financer des groupes alliés de Téhéran, notamment le Hezbollah libanais et les rebelles houthis au Yémen.

Dans le même temps, l’Iran poursuit ses attaques. Téhéran continue d’envoyer missiles et drones contre Israël mais aussi contre certaines infrastructures énergétiques dans les États du Golfe.

Plusieurs explosions ont ainsi été entendues lundi à Doha, capitale du Qatar, accompagnées du déclenchement de sirènes d’alerte. À Bahreïn, les autorités ont annoncé qu’une frappe iranienne dans un quartier résidentiel de Manama avait fait un mort et plusieurs blessés.

Washington et Tel-Aviv critiquent la nomination du nouveau guide suprême iranien

La désignation de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême d’Iran, succédant à son père Ali Khamenei, suscite de vives réactions internationales.

Israël a dénoncé la nomination d’un « tyran qui perpétuera la brutalité du régime ». Dans un message publié sur les réseaux sociaux, la diplomatie israélienne a affirmé que « les mains de Mojtaba Khamenei sont déjà tachées du sang versé sous le règne de son père ».

READ  Coronavirus : les dernières nouvelles du COVID-19 dans le monde - Mardi 11 janvier

Donald Trump s’est lui aussi montré critique. Dans un entretien avec la chaîne NBC, il a estimé que cette décision constituait « une grande erreur ».

À l’inverse, plusieurs alliés de Téhéran ont salué cette succession. Le Hezbollah libanais a prêté allégeance au nouveau dirigeant iranien, tandis que le président russe Vladimir Poutine lui a assuré son « soutien indéfectible ». Le sultan d’Oman et le Premier ministre du pays ont également adressé leurs félicitations.

Plus de 400 morts au Liban après une semaine de frappes

La situation demeure particulièrement dramatique au Liban, où les affrontements se sont intensifiés.

L’aviation israélienne a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth, visant notamment Al-Qard Al-Hassan, institution financière liée au Hezbollah.

Selon le ministère libanais de la Santé, les frappes israéliennes ont causé 486 morts et 1 313 blessés depuis leur déclenchement il y a une semaine.

De son côté, le Hezbollah a affirmé avoir tiré des « missiles sophistiqués » contre une base du Commandement du front intérieur de l’armée israélienne à Ramla, près de Tel-Aviv.

Sur le plan politique, le président libanais Joseph Aoun a accusé le Hezbollah de vouloir provoquer « l’effondrement » du pays au profit de l’Iran. Il a appelé à l’ouverture de négociations directes avec Israël pour mettre fin aux hostilités.

Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohamed Raad, a rejeté ces accusations et promis de poursuivre la lutte « quel qu’en soit le prix », affirmant que la résistance reste la seule voie pour défendre le Liban.

La France mobilisée militairement dans la région

La France reste également engagée dans les opérations de sécurité liées au conflit.

Le président Emmanuel Macron a indiqué que l’armée française avait poursuivi des interceptions aériennes afin de protéger ses partenaires dans la région.

READ  L'Union européenne, la Bulgarie et la Grèce ont averti la Macédoine du Nord de ne pas respecter ses accords.

Ces opérations s’inscrivent dans le déploiement naval français organisé autour du porte-avions Charles-de-Gaulle. Le dispositif comprend également huit frégates et deux porte-hélicoptères amphibies opérant entre la Méditerranée orientale, la mer Rouge et le détroit d’Ormuz.

Emmanuel Macron a toutefois estimé que les bombardements américano-israéliens ne suffiraient pas à provoquer un changement de régime en Iran. Selon lui, la phase intense du conflit pourrait encore durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Les pays du G7 surveillent l’envolée des prix du pétrole

Face aux tensions sur les marchés énergétiques, les ministres des Finances du G7 ont discuté d’un recours possible aux réserves stratégiques de pétrole.

Ces stocks, gérés sous l’égide de l’Agence internationale de l’énergie, permettent aux pays membres de disposer de réserves équivalentes à au moins 90 jours d’importations afin de faire face à une crise énergétique.

Pour l’instant, aucune décision n’a été prise.

En France, la hausse des prix du carburant se fait déjà sentir. Le litre de gazole a dépassé la barre des 2 euros, avec une augmentation d’environ 28 centimes en quelques jours. L’essence SP95-E10 a également progressé pour atteindre en moyenne 1,83 euro le litre.

Le commissaire européen Valdis Dombrovskis a mis en garde contre un possible choc stagflationniste majeur si la guerre devait se prolonger.

Un conflit toujours incertain

Malgré les déclarations de Donald Trump évoquant une fin prochaine des opérations, la multiplication des frappes, l’implication de plusieurs pays et l’instabilité politique en Iran laissent présager un conflit encore loin d’être résolu. Les conséquences militaires, humanitaires et économiques de cette crise continuent de se faire sentir bien au-delà du Moyen-Orient.

Beaumont-Lefebvre

"Food lover. Alcohol advocate. Problem solver. Coffee expert. Internet maven for hipsters."

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer