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Liban : près de 500 morts depuis le début des frappes israéliennes, selon le ministère de la Santé

Depuis le début du mois de mars, le Liban est confronté à une intensification des bombardements israéliens dans le sud du pays. Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues au Moyen-Orient, liées notamment aux affrontements entre Israël et le Hezbollah, mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran. Selon les autorités libanaises, le bilan humain continue de s’alourdir.

Un bilan en forte hausse depuis le 2 mars

Le ministère libanais de la Santé a annoncé lundi que les frappes israéliennes menées sur le territoire libanais avaient fait 486 morts et 1 313 blessés depuis leur déclenchement il y a une semaine.

Ces bombardements ont commencé le 2 mars, en réponse à des attaques attribuées au Hezbollah, acteur central de la vie politique et militaire libanaise, considéré comme une organisation terroriste par plusieurs pays occidentaux.

En soirée lundi, le ministère a fait état de neuf victimes supplémentaires, confirmant la poursuite des frappes dans plusieurs zones du sud du Liban, région frontalière d’Israël et bastion traditionnel du Hezbollah.

Les autorités libanaises n’ont pas précisé la proportion de civils et de combattants parmi les victimes, un point régulièrement contesté dans les bilans diffusés lors des conflits dans la région.

Plusieurs frappes meurtrières dans le sud du Liban

Numairiyé et Choukine touchées

Selon les informations communiquées par le ministère, sept personnes ont été tuées dans une frappe israélienne visant la localité de Numairiyé, située dans le sud du Liban.

Une autre victime a été signalée après un bombardement sur la ville de Choukine, dans le district de Nabatiyé, également dans le sud du pays.

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Ces zones sont situées à proximité de la frontière israélo-libanaise, où les échanges de tirs se multiplient depuis plusieurs mois. La région est régulièrement le théâtre d’affrontements indirects entre Israël et le Hezbollah, qui y maintient une forte présence.

Un prêtre chrétien également tué

Le ministère a également recensé parmi les victimes le prêtre du village chrétien de Qlayaa, dont la mort avait été annoncée plus tôt par l’agence nationale de presse libanaise.

Selon cette source, il aurait été tué lors de tirs d’artillerie israéliens. Qlayaa se situe dans une zone où cohabitent plusieurs communautés religieuses, caractéristique du paysage confessionnel libanais.

Israël accusé d’avoir visé une ambulance de la Croix-Rouge

Par ailleurs, le ministère de la Santé libanais accuse Israël d’avoir ciblé une ambulance de la Croix-Rouge dans la localité de Majdel Zoun, dans le district de Tyr.

D’après les autorités, l’attaque aurait gravement blessé deux secouristes, qui ont été transportés vers un hôpital, tandis que le véhicule a été endommagé.

Le ministère a appelé les organisations internationales à intervenir afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de « violation du droit international humanitaire ».

Dans les conflits armés, les ambulances et le personnel médical bénéficient en principe d’une protection particulière en vertu des conventions internationales, notamment celles de Genève.

Une guerre régionale aux répercussions croissantes

La veille, dimanche, les autorités libanaises avaient annoncé un bilan de 394 morts, dont 83 enfants et 42 femmes, depuis que le Liban a été entraîné dans ce nouvel épisode de tensions régionales.

La hausse rapide du nombre de victimes n’a pas été détaillée par le ministère lundi, qui n’a pas fourni d’explications précises sur l’évolution du bilan entre les deux journées.

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Cette escalade intervient alors que le conflit au Moyen-Orient s’est progressivement étendu au-delà de la bande de Gaza, impliquant plusieurs acteurs régionaux et augmentant le risque d’un affrontement plus large.

Une situation humanitaire préoccupante

Les bombardements répétés dans le sud du Liban alimentent les inquiétudes quant à la situation humanitaire et sécuritaire dans cette zone déjà fragile.

De nombreuses localités proches de la frontière ont été touchées, provoquant des déplacements de population et une pression accrue sur les infrastructures médicales du pays, déjà fragilisées par la crise économique qui frappe le Liban depuis plusieurs années.

Alors que les combats se poursuivent, la communauté internationale redoute une nouvelle escalade militaire entre Israël et le Hezbollah, susceptible d’entraîner le Liban dans un conflit d’ampleur régionale.

Beaumont-Lefebvre

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