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Les géants du streaming dépenseront jusqu’à 330 millions de dollars par an en contenu français, mais n’attendez pas trop de l’animation

De quelles sommes parle-t-on ? L’Agence spatiale canadienne s’attend à ce qu’entre 250 et 300 millions d’euros (282 à 330 millions de dollars américains) soient investis chaque année. Netflix est de loin le plus gros contributeur : il dépenserait 200 millions d’euros en 2023, selon les prévisions. (À titre de comparaison : le groupe de télévision payante Canal+ détenu par Vivendi a conclu un accord pour investir plus de 600 millions d’euros dans des films français et européens au cours des trois prochaines années.

Et les animations ? Les diffuseurs en direct n’auront à dépenser que 5% de leur investissement en documentaires et animations réunis. La Société de gestion collective de la Société des auteurs dramatiques et compositeurs (SACD) s’est plainte que les représentants de ces industries n’aient pas été consultés lors des négociations.

livres de la SACD dans un déclaration: « [T]Le segment très restreint consacré à l’animation, l’un des piliers de l’excellence française à l’étranger, est une véritable déception et incompréhension de la part des plateformes, même si elles ont développé une offre d’animation colossale, qui suscite énormément d’abonnements de parents et des familles. »

Qu’est-ce que les bannières en retirent ? Ils éviteront les sanctions, y compris une éventuelle interdiction de travailler dans le pays. Mais dans le cadre des négociations globales sur leurs nouvelles fonctions, les entreprises ont fait pression pour raccourcir la période après laquelle elles peuvent commencer à diffuser des sorties en salles. Ils doivent actuellement attendre 36 mois ; Netflix veut 12 mois, et il finira probablement par avoir 15-17 mois. Ces pourparlers sont toujours en cours.

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Pourquoi cela arrive-t-il? La nouvelle législation est la manière dont la France met en œuvre la directive sur les services de médias audiovisuels (SMAV), un cadre juridique introduit par l’Union européenne. Il vise à uniformiser les règles du jeu réglementaires pour tous les diffuseurs et plates-formes vidéo, ce qui signifie étendre les enjeux de production existants aux plates-formes mondiales de SVOD. Lire la suite ici.

Les autres pays européens appliqueront-ils la même loi ? Ils devraient également mettre en œuvre la directive AVMSD (la France est la première à le faire). Mais les pays ont beaucoup de liberté pour interpréter la directive comme ils l’entendent. Par exemple, l’Espagne a dévoilé un projet de loi en septembre qui obligerait les diffuseurs en direct à investir seulement 3,5% du volume des ventes dans le contenu local – beaucoup moins qu’en France.

Sur la photo ci-dessus : La série à succès Netflix « Arcane » produite par le studio d’animation français Fortiche

Juliette Deforest

"Évangéliste de télévision. Communicateur sans excuse. Fanatique de bacon primé. Accro de la nourriture en général."

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