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L’ancien roi espagnol Juan Carlos règle une dette fiscale de près de 680000 euros

En exil depuis août aux Emirats Arabes Unis et visé par plusieurs enquêtes judiciaires, l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos a réglé une dette de près de 680 000 euros auprès du fisc espagnol afin de régulariser sa situation, a annoncé son avocat mercredi 9 décembre.

«Je suis le roi Juan Carlos (…) a présenté une déclaration spontanée à l’administration fiscale qui a donné lieu à une dette fiscale, déjà réglée, d’un montant de 678 393,72 euros, intérêts et pénalités compris », a déclaré Javier Sanchez-Junco dans un communiqué. Dans ce texte succinct, l’avocat ajoute que son client “Reste, comme toujours, à la disposition du procureur de la République pour toute procédure ou action que ce dernier juge appropriée”.

Dimanche, le journal Le pays a révélé que cette déclaration fiscale de l’ex-monarque était liée à une enquête anticorruption en cours contre lui. Elle concerne l’utilisation alléguée par Juan Carlos de cartes de crédit liées à des comptes bancaires qui ne sont pas à son nom, afin de savoir s’il a utilisé des prête-noms pour blanchir de l’argent, a appris tôt. de novembre Agence France-Presse, de sources judiciaires. Ces comptes bancaires sont au nom d’un entrepreneur mexicain et d’un officier de l’armée de l’air espagnole, selon ces sources. S’il est prouvé que Juan Carlos a utilisé des fonds prélevés auprès des autorités fiscales, l’ancien souverain, qui avait abdiqué en juin 2014, pourrait être poursuivi pour délit de blanchiment d’argent.

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Possibles infractions de corruption

Interrogé sur la chaîne espagnole Telecinco, le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, s’est défendu mercredi “la présomption d’innocence” de Juan Carlos, assurant que la monarchie “N’est pas en danger”, tandis que son allié au gouvernement, le parti de gauche radicale Podemos, défend la création d’une république.

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L’ancien chef de l’Etat est également visé par une deuxième enquête qui concerne d’éventuelles infractions de corruption dans le cadre de l’attribution à des entreprises espagnoles d’un contrat pour la construction d’un train à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011. Au centre de l’affaire, un transfert de 100 millions de dollars qu’aurait Juan Carlos, selon le journal suisse La Tribune de Genève, reçu en 2008 sur un compte en Suisse de l’Arabie saoudite.

Enfin, une troisième enquête judiciaire a été ouverte à son encontre, à la suite d’un rapport du service de prévention du blanchiment d’argent, confié à la Cour suprême, seule habilitée à juger un ancien souverain, a annoncé la justice espagnole en novembre, sans donner de détails sur la circonstances ou raisons derrière cette enquête.

L’ancien monarque a quitté l’Espagne en août en disant qu’il voulait “Faciliter l’exercice” de ses fonctions à son fils et roi actuel, Felipe VI.

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Le monde avec l’AFP

Alphonse Dumont

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