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La représentation d’Hitler par Macron teste la tolérance de la France pour le ridicule

Le président français Emmanuel Macron assiste à une déclaration conjointe avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (non illustrée) à l’Elysée à Paris, France, le 23 juin 2021. REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) – Michel-Ange Fleury, propriétaire d’une société française de publicité de rue, a décidé d’utiliser certains de ses panneaux d’affichage dans ce qu’il a décrit comme un exercice de satire politique : publier une photo du président Emmanuel Macron déguisé en Adolf Hitler.

Les avocats personnels de Macron et son parti ont maintenant déposé des plaintes judiciaires alléguant que les photos étaient une insulte publique, et Fleury a déclaré que la police l’avait contacté au sujet de la plainte.

L’affaire est devenue un test pour savoir où la France trace la ligne entre la liberté d’expression et l’attaque.

Cela résonne particulièrement dans un pays où le magazine satirique Charlie Hebdo a publié des caricatures du prophète Mahomet, à l’origine en 2006, que la plupart des musulmans considèrent comme blasphématoires. L’État français a défendu le droit de publication du magazine.

Macron a déclaré le 21 octobre de l’année dernière dans un discours en l’honneur de l’enseignant Samuel Baty, qui a été assassiné par un adolescent tchétchène qui voulait se venger de l’utilisation par Baty de caricatures dans une salle de classe sur la liberté d’expression.

Fleury a mis en place des panneaux d’affichage Macron en réponse à une loi adoptée par le Parlement ce mois-ci qui interdit aux gens d’entrer dans certains lieux publics à moins qu’ils ne soient complètement vaccinés contre COVID-19 ou qu’un nouveau test négatif puisse émerger.

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Certains opposants à Macron disent que les règles piétinent les libertés civiles et accusent le président de se comporter comme un dictateur ; L’administration fait valoir qu’elle doit encourager des taux de vaccination plus élevés.

Fleury, dont les panneaux d’affichage sont affichés dans sa région dans le sud de la France, a déclaré que le consensus dans son pays était du côté de Charlie Hebdo.

“Mais quand il s’agit de se moquer du président en le présentant comme un dictateur, cela devient un blasphème, c’est inacceptable”, a-t-il déclaré dans une interview à Reuters, imitant ses détracteurs.

L’avocat de Macron, Jean Innoche, a déclaré que la plainte avait été déposée auprès de Macron à titre personnel “en raison du caractère offensant de la comparaison entre le président de la République et Adolf Hitler”.

Un représentant du parti de Macron a déclaré avoir déposé une plainte distincte pour injure et incitation à la haine.

L’administration Macron a refusé de commenter.

“Je ne m’y attendais pas du tout. Le président porterait plainte contre un citoyen français”, a déclaré Fleury.

“Je dessine des dessins animés”, a-t-il déclaré. “Les gens peuvent aimer ou non, mais tout est pareil, la caricature restera la caricature.”

Écrit par Christian Lowe Édité par Francis Kerry

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Beaumont Lefebvre

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