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Appel d’offres solaire en France : une participation record pour la 9e session consacrée aux centrales au sol

La neuvième session de l’appel d’offres français consacré aux centrales photovoltaïques au sol a enregistré un niveau de participation inédit. Avec 731 dossiers déposés représentant une puissance cumulée de 5,3 gigawatts-crête (GWc), la demande dépasse largement les capacités mises en concurrence. Ces résultats, communiqués par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), témoignent de l’intérêt des développeurs pour les projets solaires de grande envergure.

Un record de 731 candidatures pour 5,3 GWc de projets photovoltaïques

La neuvième session de l’appel d’offres « centrales au sol » se distingue par un volume exceptionnel de candidatures. Au total, 731 projets ont été présentés, pour une puissance cumulée de 5,3 GWc, soit près de six fois la puissance recherchée dans le cadre de cette procédure.

Ce niveau de participation constitue un record pour ce dispositif de soutien au développement de l’énergie solaire en France.

Les premières informations diffusées par les autorités faisaient état de 8,3 GWc de projets déposés. Ce chiffre a toutefois été corrigé, la puissance totale des candidatures s’établissant finalement à 5,3 GWc.

Cette rectification ne remet pas en cause l’ampleur de la participation, qui illustre une concurrence particulièrement importante entre les porteurs de projets photovoltaïques.

Près de 2,8 GW de projets solaires situés sur des terrains agricoles

Le foncier agricole occupe une place importante dans les candidatures

Selon les données communiquées par la Commission de régulation de l’énergie, environ 2,8 GW de projets déposés concernent des terrains agricoles.

Cette proportion souligne le rôle croissant des espaces agricoles dans le développement des installations photovoltaïques au sol.

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L’utilisation de ces terrains constitue néanmoins un enjeu majeur pour la filière, notamment en matière de préservation des activités agricoles, d’aménagement du territoire et de compatibilité entre production énergétique et exploitation des sols.

Les projets concernés doivent s’inscrire dans le cadre réglementaire applicable à leur implantation, en particulier lorsque les installations photovoltaïques sont envisagées sur des surfaces utilisées pour l’agriculture.

Une concurrence accrue pour les développeurs de centrales solaires

Le volume des candidatures traduit un écart considérable entre la puissance proposée par les entreprises et celle recherchée par les pouvoirs publics.

Avec une puissance déposée représentant près de six fois le volume appelé, cette session se caractérise par une forte pression concurrentielle.

Les développeurs doivent ainsi composer avec un processus de sélection dans lequel seule une partie des projets présentés peut être retenue.

Cette situation met également en évidence l’existence d’un portefeuille important de projets photovoltaïques en France, même si leur réalisation dépend de plusieurs facteurs, notamment des autorisations administratives, des conditions de raccordement et de leur viabilité économique.

125 projets photovoltaïques retenus à l’issue de la sélection

À l’issue de cette neuvième session, 125 dossiers ont finalement été sélectionnés parmi les 731 candidatures déposées.

Ce résultat représente environ 17 % du nombre total de dossiers présentés, illustrant le caractère particulièrement sélectif de cette procédure.

La sélection des projets constitue une étape importante pour les entreprises concernées, dans un secteur où les appels d’offres publics participent au financement et au déploiement de nouvelles capacités de production d’électricité renouvelable.

Parallèlement, certains acteurs du marché, à l’image de Valéco, souhaitent développer des centrales photovoltaïques reposant sur des contrats d’achat d’électricité à long terme, également appelés Power Purchase Agreements (PPA).

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Ces accords permettent à un producteur d’électricité de contractualiser la vente de sa production avec un acheteur sur une période déterminée. Ils représentent une autre voie de commercialisation de l’électricité solaire, parallèlement aux mécanismes publics de soutien.

Un signal important pour le développement du solaire en France

La participation record à cette neuvième session confirme l’importance du marché français des centrales photovoltaïques au sol.

Le nombre élevé de candidatures met en évidence la volonté des entreprises de développer de nouvelles capacités de production, alors que la France poursuit ses objectifs de transition énergétique et de diversification de son mix électrique.

Toutefois, l’écart entre les projets déposés et les dossiers retenus montre également les limites du volume de capacités attribué dans le cadre de cette session.

Avec 5,3 GWc de projets proposés, dont une part importante sur des terrains agricoles, les résultats soulignent à la fois le potentiel de développement de la filière solaire et les enjeux liés à l’accès au foncier.

La sélection finale de 125 projets marque ainsi une nouvelle étape dans le déploiement du photovoltaïque au sol en France, dans un contexte de concurrence particulièrement soutenue entre les développeurs.

Albert Camus

Albert Camus est rédacteur pour futur-en-seine.paris. Il couvre l’actualité, la politique, l’économie, la technologie, le sport et les sujets de société. Son objectif est de fournir des informations claires, fiables et accessibles, en mettant en lumière les événements, les tendances et les sujets qui intéressent les lecteurs.

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