Home Top news En Guinée, la violence éclate alors que les électeurs votent lors d'un...

En Guinée, la violence éclate alors que les électeurs votent lors d'un référendum controversé

21
0
En Guinée, la violence éclate alors que les électeurs votent lors d'un référendum controversé

Délivré le: Modifié:

Les électeurs de l'État ouest-africain de Guinée ont voté dimanche lors d'un référendum âprement contesté qui, selon les critiques, est une ruse du président Alpha Condé pour rester au pouvoir, et qui a été entaché presque immédiatement par une violence sporadique.

Conde propose un amendement à la Constitution pour codifier l'égalité des sexes et mettre en œuvre d'autres réformes sociales.

Mais ses opposants craignent que le véritable motif soit de réinitialiser les conditions présidentielles, permettant à Condé, 82 ans, de prendre ses fonctions pour la troisième fois plus tard cette année – un scénario que son gouvernement n'a pas refusé.

Peu de temps après le début du vote à 8h00 GMT, des jeunes ont attaqué des policiers qui ont été déployés devant un bureau de vote dans une école de Ratoma, une banlieue de Conakry, selon un journaliste de l'AFP et d'autres témoins.

Le matériel de vote a été détruit dans une autre école à proximité.

Depuis octobre, les Guinéens protestent en masse contre la possibilité que Condé étende son emprise sur le pouvoir. A ce jour, au moins 31 personnes et un gendarme ont été tués, selon un décompte de l'AFP.

Il y a aussi des questions sur l'équité du vote de dimanche, qui se déroule également en raison des inquiétudes croissantes concernant la propagation du nouveau virus corona en Afrique, y compris deux cas dans lesquels des responsables ont signalé dans Guinée.

& # 39; Prendre la lumière & # 39;

“ J'ai l'impression que notre pays prend les choses à la légère '', a déclaré Amadou Oury Bah, banquier et homme politique qui soupçonnait les autorités de s'intéresser davantage à leur campagne électorale qu'à la protection du pays.

Le parti au pouvoir a appelé les gens en tant qu'un officiel, Fode Cisse, à voter: "Nous insistons sur le strict respect des mesures de santé."

Initialement prévu pour le 1er mars, Condé le référendum a été reporté à la fin du mois dernier après la critique internationale de quelque 2,5 millions de noms douteux sur la liste électorale du pays.

Environ 7,7 millions de personnes étaient inscrites sur le registre, sur une population totale d'environ 13 millions.

Le gouvernement dit qu'il a maintenant retiré les noms problématiques, après qu'une équipe d'experts du bloc ouest-africain de la CEDEAO ait insisté la semaine dernière.

Mais l'opposition contestée en Guinée doute encore de la crédibilité du vote.

Cellou Diallo, ancien Premier ministre et chef du principal parti d'opposition l'UFDG a déclaré que le processus électoral du rôle des électeurs avait été opaque.

"C'est une mascarade électorale", a-t-il dit, ajoutant que le rôle ne reflétait pas l'électorat.

Son parti et les autres principaux partis d'opposition boycottent à la fois le référendum et les élections législatives qui se déroulent simultanément.

Dans un environnement politique très polarisé, des personnalités de l'opposition se sont également engagées à arrêter le vote.

La constitution prolongerait la durée

Sidya Touré, chef du parti d'opposition UFR, a déclaré que Condé "veut convaincre la communauté internationale qu'il est ouvert aux critiques" tout en poursuivant un troisième mandat.

Condé était un ancien personnage de l'opposition qui a été emprisonné sous les régimes sévères précédents et est entré dans le livre des records lorsqu'il est devenu le premier président démocratiquement élu de Guinée en 2010.

Il a été renvoyé par les électeurs en 2015 pour son deuxième et dernier mandat de cinq ans en vertu de la constitution actuelle, mais les critiques affirment qu'il est devenu de plus en plus autoritaire, citant les arrestations de dirigeants protestataires.

Le projet de constitution limiterait également les mandats présidentiels à deux, mais prolongerait sa durée à six ans, ce qui permettrait éventuellement à Condé de gouverner pendant douze autres années.

Le gouvernement de Guinée soutient que la nouvelle constitution annonce des changements indispensables dans le pays conservateur, en particulier pour les femmes.

Ces mesures comprennent l'interdiction des mutilations génitales féminines et du mariage entre mineurs et l'octroi de droits égaux aux maris en cas de divorce.

Condé n'a pas nié qu'il pourrait utiliser la nouvelle constitution pour chercher un autre mandat lorsque son second expirera cette année.

Il a déclaré aux médias français le mois dernier qu'il n'y avait "rien de plus démocratique" que la tenue d'un référendum et qu'il appartenait à son parti de décider s'il recommencerait à se présenter.

(AFP)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here