Périphérique de Nantes inondé : réouverture partielle après deux semaines de fermeture

Après près de quinze jours d’interruption liée à d’importantes inondations, une partie du périphérique de Nantes a rouvert à la circulation ce jeudi 26 février 2026. Cette reprise progressive intervient alors que la Loire-Atlantique reste confrontée à des crues persistantes, conséquence d’épisodes pluvieux marqués qui ont touché l’Ouest de la France ces dernières semaines.
Une seule voie rouverte sur le périphérique est
Le périphérique de Nantes est de nouveau accessible entre les portes de la Beaujoire et de La Chapelle, un axe stratégique pour les déplacements quotidiens dans la métropole nantaise. La Direction interdépartementale des routes Ouest (Diro) a confirmé une réouverture aux alentours de 16 heures.
Toutefois, la circulation est limitée à une seule voie, sur la voie de droite, en sens intérieur.
Les équipes d’intervention étaient encore mobilisées dans l’après-midi pour nettoyer la chaussée, submergée après le débordement du Gesvres, un affluent de l’Erdre bien connu pour sa sensibilité aux crues.
Une décrue lente et des déviations maintenues
Dans l’autre sens, la circulation reste impossible pour le moment. Une déviation demeure en place et pourrait se prolonger plusieurs jours, la décrue s’annonçant progressive.
Les automobilistes circulant sur le périphérique extérieur, notamment entre la porte d’Anjou et la porte de Gesvres, doivent emprunter des itinéraires de substitution.
Ils sont orientés :
- vers l’autoroute A811 depuis la porte de la Beaujoire
- puis vers l’A11, en direction de Rennes et Vannes
- avant de rejoindre le périphérique nantais à hauteur de la porte de Gesvres
Ce détour, plus long que le trajet habituel, constitue actuellement la seule alternative sécurisée.
Péages exceptionnellement gratuits sur l’itinéraire de substitution
Afin de limiter les conséquences financières pour les usagers, une mesure exceptionnelle a été mise en place.
Les frais de péage sur l’itinéraire alternatif S8 sont pris en charge, précise le service national d’information routière Bison Futé.
Cette décision vise à compenser les désagréments subis par les conducteurs, nombreux à dépendre du périphérique pour leurs trajets domicile-travail dans une agglomération où les déplacements automobiles restent importants.
Plusieurs routes encore fermées en Loire-Atlantique
Au-delà du périphérique nantais, la situation reste compliquée sur l’ensemble du réseau routier départemental.
Selon les services du Département de Loire-Atlantique, neuf routes demeuraient fermées à la circulation au 25 février.
Quatre autres axes font l’objet de restrictions, avec notamment :
- des circulations alternées
- ou des zones signalées comme dangereuses
Les secteurs les plus touchés se situent à proximité des cours d’eau, en particulier la Loire et ses affluents.
Les zones naturelles comme les marais de Brière, au nord-ouest de Nantes, et le lac de Grand-Lieu, au sud, figurent également parmi les territoires les plus impactés.
Ces espaces, régulièrement exposés aux crues hivernales, jouent un rôle important de zones d’expansion des eaux, mais peuvent entraîner des perturbations majeures sur les infrastructures.
Une situation encore sous surveillance
Les autorités restent vigilantes face à l’évolution des niveaux d’eau, alors que la Loire-Atlantique a été placée à plusieurs reprises en vigilance crues ces dernières semaines.
La réouverture partielle du périphérique constitue une étape importante vers un retour à la normale, mais la circulation ne sera pleinement rétablie qu’une fois la décrue totalement achevée et les conditions de sécurité garanties.
En attendant, les automobilistes sont invités à la prudence et à anticiper leurs déplacements, dans un contexte où les conséquences des inondations continuent de perturber durablement les infrastructures autour de Nantes.




