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Vidéo: apatrides en Palestine – Reporters

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Vidéo: apatrides en Palestine - Reporters

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Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est prêt à révéler sa stratégie du 1er juillet pour l'annexion controversée d'une partie de la Cisjordanie, nous revenons à notre rapport filmé dans la région en 2018. Nos journalistes James André et Lyana Saleh se sont rendus dans la zone C pour rencontrer les Palestiniens vivant sur des terres convoitées par les colons israéliens. Ce documentaire, sans commentaire sur la voix off, plonge le spectateur dans la vie de ceux qui sont quotidiennement confrontés aux limites imposées par l'occupation.

La zone C, qui représente plus de 60% de la Territoires palestiniensest complètement sous israélien contrôle administratif et militaire. C'est le résultat des accords d'Oslo, signés en 1993, qui aboutiraient à un État palestinien souverain cinq ans plus tard. Ce n'est toujours pas le cas vingt-sept ans plus tard.

L'Autorité palestinienne ne peut pas opérer dans la zone C. Les autorités israéliennes refusent systématiquement les permis de construire aux Palestiniens et les nouvelles structures sont généralement détruites ou confisquées. La zone C est également l'endroit où les colons s'emparent de terres, mettant en péril un futur État palestinien.

Les résidents de la zone C vivent dans une zone grise, coincés entre une autorité palestinienne impuissante et un État israélien qui leur est hostile. Ils sont apatrides. Les ONG et les agences de développement internationales ont pris le relais. Les camps de réfugiés sont officiellement gérés par l'UNRWA, le service spécial des Nations Unies. Pendant ce temps, dans des villages comme Jubbet-al-Dib, un grand nombre d'organisations palestiniennes et internationales viennent en aide à la population.

École de Jubbet-al-Dib James Andre / France 24

L'école Jubbet-al-Dib en est un bon exemple. Construit sans permis près du village, avec des fonds de l'UE, il a été détruit par l'armée israélienne fin août 2017, quelques jours avant le début de l'année scolaire. Les écoliers devaient suivre des cours dans une tente. L'Union européenne a déposé une plainte et un tribunal israélien a mis en œuvre une décision de non-annulation. Les villageois ont construit un bâtiment improvisé la nuit, mais les autorités israéliennes ne tolèrent pas les modifications ou améliorations, telles que la réparation du toit.

La colonisation et le traitement de la population palestinienne dans la zone C soulèvent la question de savoir si un État palestinien est viable. Aujourd'hui, de nombreux Palestiniens ont perdu confiance dans la possibilité d'une "solution à deux États".

>> Sur France24.com: Fête de la Nakba: Israéliens et Palestiniens réclament des souvenirs

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