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Les manifestants maliens demandent la démission du président en raison du conflit djihadiste, de l'économie

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Les manifestants maliens demandent la démission du président en raison du conflit djihadiste, de l'économie

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Des manifestants de Bamako, la capitale du Mali, ont bloqué vendredi deux des principaux ponts de la ville et lancé des pierres sur le Parlement, ont déclaré des journalistes de l'AFP lors d'une manifestation contre le président Ibrahim Boubacar Keita.

Des milliers de personnes se sont rassemblées sur une place centrale pour exiger que le président démissionne en raison du conflit jihadiste de longue durée et des difficultés économiques du pays.

Ils se sont ensuite réunis devant le Parlement et dans la cour d'un diffuseur public.

La manifestation, organisée par une nouvelle coalition d'opposition, est la troisième manifestation de ce type en deux mois, qui alerte la communauté internationale pour empêcher le fragile État ouest-africain de sombrer dans le chaos.

Dirigé par l'imam influent Mahmoud Dicko, le soi-disant mouvement du 5 juin canalise des frustrations profondément ancrées, faisant pression sur Keita, qui a mis en œuvre sans succès des réformes politiques cette semaine pour apaiser les opposants.

De nombreux manifestants portaient des signes de slogans anti-gouvernementaux et de klaxons de vuvuzela vendredi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Nous ne voulons plus de ce régime", a déclaré l'un des manifestants, Sy Kadiatou Sow.

Les manifestants ont ensuite placé des barricades et incendié les pneus sur deux des principaux ponts traversant le fleuve Niger qui traversent Bamako, selon des journalistes de l'AFP, et sont entrés dans la cour du diffuseur d'État ORTM.

Les gardes nationaux ont également tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants qui ont lancé des pierres sur le bâtiment du Parlement.

Le Mali a du mal à contenir un soulèvement islamique qui a fait son apparition dans le nord en 2012 avant de s'étendre au centre du pays et au Burkina Faso et au Niger voisins.

Des milliers de soldats et de civils ont été tués et des centaines de milliers de personnes ont été chassées de chez elles.

Nouveaux juges

La manifestation de vendredi fait suite à la tentative de Keita mercredi d'apaiser l'opposition croissante à son gouvernement en proposant de nommer de nouveaux juges à la Cour constitutionnelle.

La cour est au centre de la polémique au Mali depuis le 29 avril, lorsque les résultats préliminaires de l'enquête parlementaire de mars ont été détruits pour environ 30 sièges.

Cette décision a entraîné l'élection de plusieurs membres du parti de Keita au Parlement et déclenché des manifestations dans plusieurs villes.

Il est également largement considéré comme la dernière crise politique du pays.

Keita a suggéré mercredi que la nomination de nouveaux juges signifierait que la Cour constitutionnelle pourrait revoir sa décision antérieure.

Les chefs de l'opposition avaient exigé que le président de 75 ans dissout le Parlement et forme un gouvernement de transition.

(AFP)

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