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Le gouvernement Macron fait face à des discussions difficiles sur la refonte de l'hôpital français après Covid-19

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Le gouvernement Macron fait face à des discussions difficiles sur la refonte de l'hôpital français après Covid-19

Le ministère français de la Santé ouvrira lundi des négociations avec le personnel médical sur une série de réformes des hôpitaux et des maisons de repos. Certains professionnels de la santé se demandent déjà si les réformes permettront de réaliser "l'énorme" investissement promis par le président Emmanuel Macron.

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a fixé de grandes attentes pour sa première rencontre avec le personnel médical sur l'avenir des soins de santé en France.

"Nous allons vite, nous allons fort", a-t-il déclaré mercredi en exposant ses plans de réforme. La pandémie de Covid-19 a révélé les faiblesses du précieux système de santé français, qu'elle a constaté réduction des capacités et augmentation des effectifs Dans les années récentes.

Fin mars, le président français Emmanuel Macron en a promis un Nouveau plan d'investissement "énorme" pour les hôpitaux publics, en vue d'améliorer les salaires et les conditions de travail du personnel et des patients. Lundi, le ministère de la Santé tiendra sa première réunion pour discuter des réformes avec 300 représentants des syndicats et des intérêts représentant le personnel médical.

Pour lubrifier les roues, le gouvernement a choisi un allié pour superviser les négociations: Nicole Notat, ancienne présidente du syndicat modéré de la CFDT et partisane de Macron lors de sa campagne présidentielle de 2017. Notat s'est engagé à négocier une telle rechercher le consensus le plus large possible et ne pas exprimer son point de vue.

(intégré) https://www.youtube.com/watch?v=wu0oVIRH_w0 (/ intégré)

Toutes les parties n'ont pas salué son choix.

& # 39; Ce choix est un signal négatif & # 39;, a écrit le Dr Jérôme Marty, responsable de l'association des médecins de l'UFML, sur Twitter. Marty souligne le soutien de Notat en 1995 aux réformes de la sécurité sociale sous le Premier ministre d'alors, Alain Juppé. Le gouvernement s'est retiré des dispositions clés des réformes après avoir adopté la plus grand mouvement de course en France depuis 1968. Il a cependant adopté des mesures pour réduire les déficits généraux du système de sécurité sociale, qui finance également les hôpitaux. Les critiques disent que les coupures dans les hôpitaux pèsent lourdement.

La controverse sur Notat s'ajoute aux négociations probablement déjà tendues entre le gouvernement et le personnel médical, dont les griefs étaient en cours bien avant la pandémie actuelle.

Promenades salariales

Les négociations suivent également la promesse du gouvernement d'accorder des primes Covid-19 aux agents de santé réponse tiède. Véran a depuis déclaré à l'hebdomadaire français Journal du Dimanche qu'il veut augmenter les salaires, une demande à long terme des professionnels de la santé. Le président Macron, pour sa part, a promis de mettre un terme à «l'appauvrissement» du personnel médical.

Actuellement, les salaires des infirmières françaises commencent à environ 1 500 € par mois – l'un des plus bas de l'OCDE, faisant de la France 28e sur 32 sur cette mesure. Dans un récent sondage au nom de la fédération d'un hôpital privé, 55% des personnes interrogées ont déclaré vouloir augmenter le salaire des agents de santé.

Véran a déclaré qu'il souhaitait augmenter les salaires dans les hôpitaux et les maisons de retraite à “ au moins la moyenne européenne ''. Cependant, les syndicats craignent que l'augmentation de salaire ne s'applique qu'aux infirmières.

Dans une interview avec le Journal du Dimanche, Frédéric Valletoux, président de la Fédération française des hôpitaux (FHF), a également appelé le gouvernement à "réduire l'écart salarial entre les secteurs public et privé, affaiblissant les hôpitaux (publics)".

Heures d'ouverture

Le gouvernement a également mis des heures de travail sur la table en disant qu'il veut supprimer la camisole de force qui empêche ceux qui voudraient travailler davantage de le faire. C'est aussi une question de la FHF.

Depuis 2002, les agents de santé français sont officiellement limités à une semaine de travail régulière de 35 heures – une règle que les syndicats sont résolus à protéger. Ils disent que les heures de travail ont été beaucoup plus longues dans la pratique et que le personnel insuffisant empêche les agents de santé de prendre leurs congés payés obligatoires pour compenser les heures supplémentaires. Selon la SNPI Nursing Association, le système hospitalier de la région parisienne doit à lui seul son personnel 1 million de jours congés payés.

Hôpitaux le & # 39; plus grand désert médical de France & # 39;

Valletoux, de la FHF, note que trente pour cent des fonctions des hôpitaux français sont sans pilote.

"Les hôpitaux sont le plus grand désert médical de France", dit-il, utilisant une expression couramment utilisée pour désigner les zones rurales dépourvues d'agents de santé. Le gouvernement Macron espère que l'augmentation des salaires et l'amélioration des cheminements de carrière permettront d'attirer plus de personnel.

"Trente pour cent des nouveaux diplômés en soins infirmiers quittent la profession dans les cinq ans", a déclaré Thierry Amouroux, porte-parole du SNPI. Les syndicats accusent les conditions de travail, mais aussi une mauvaise gestion des ressources humaines.

(intégré) https://www.youtube.com/watch?v=_ANXgm7XMZQ (/ intégré)

Une pénurie de personnel entraîne des fermetures de lits. Ils obligent également les hôpitaux à embaucher des travailleurs temporaires, qui sont mieux payés que leurs homologues.

La pénurie de personnel et la saturation des activités sont apparues ces dernières années comme le plus grand défi du système de santé en France, provoquant le retrait de certains médecins pour protester. Un médecin des soins intensifs en décembre dit à FRANCE 24 il avait démissionné parce qu'il ne voulait plus «marcher sur une corde raide sans filet de sécurité».

Le financement

Malgré les réformes de 1995, la dette hospitalière française s'élève aujourd'hui à près de 30 milliards d'euros. Avant que Covid-19 ne frappe, le gouvernement avait accepté de rembourser un tiers de sa dette au titre du compte annuel de financement de la sécurité sociale (PLFSS). Véran a proposé mercredi d'augmenter légèrement ce montant à 13 millions d'euros sur trois ans.

Pendant ce temps, aucun montant n'a encore été spécifié pour le plan d'investissement "massif" promis par Macron en mars.

Un autre domaine susceptible d'être réformé est le modèle largement critiqué connu sous le nom de "paiement basé sur les activités", qui a été mis en œuvre en 2003. Selon ce modèle, les hôpitaux facturent la sécurité sociale pour chaque procédure médicale, qui est codée avec un certain montant. Les critiques disent que le modèle est dangereux car il incite les hôpitaux à effectuer plus de procédures que nécessaire, ou à prioriser les mieux payés pour équilibrer leurs livres. D'autres affirment avoir des hôpitaux dans un «course à la rentabilité".

Dans un manifeste publié le 13 mai, un groupe de députés, dont d'anciens membres du parti Macron, a suggéré de réduire la part du financement hospitalier en fonction de ce régime.

Chronologie

Véran a déclaré qu'il souhaitait que le plan de refonte de l'hôpital soit inclus dans le prochain budget de la sécurité sociale en septembre. Les syndicats ont déjà remis en question ce calendrier.

"Si tout doit être achevé d'ici le 15 juillet, la marge de manœuvre pour les négociations sera très limitée", a déclaré à l'AFP un responsable syndical.

Les syndicats de la santé et les groupes de défense des droits prévoient des manifestations nationales le 16 juin.

"Nous répondrons à nos exigences", a déclaré le collectif Inter-Urgences averti sur Twitter.

Cet article a été traduit du original en français.

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