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Erdogan est allé rencontrer Poutine à Moscou, à la recherche d'un cessez-le-feu rapide à Idlib

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Erdogan est allé rencontrer Poutine à Moscou, à la recherche d'un cessez-le-feu rapide à Idlib

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Les dirigeants de la Russie et de la Turquie se réuniront jeudi à Moscou pour réduire les tensions qui menacent d'entraîner leurs deux pays dans un conflit direct en Syrie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré qu'il chercherait la Russie Vladimir Poutine d'accepter un cessez-le-feu rapide à Idlib, dans la province du nord-ouest de la Syrie, où Ankara se bat contre les troupes du régime soutenu par Moscou.

Combats intenses tué des dizaines de soldats turcs à Idlib ces dernières semaines, lorsque Ankara a lancé pour la première fois une offensive directe contre le régime du président Bachar al-Assad.

Erdogan L'intensification des efforts la semaine dernière, a exigé que l'Europe soutienne ses efforts en Syrie et a conduit à une nouvelle crise migratoire en ouvrant la frontière de la Turquie avec la Grèce aux réfugiés et aux migrants.

"(J'espère) qu'il y aura bientôt un cessez-le-feu" à Idlib, a indiqué mercredi Erdogan avant les discussions.

Ankara veut que les forces d'Assad cessent attaque sur Idlib, le dernier bastion rebelle en Syrie, et se replie derrière les lignes convenues dans un accord de 2018 avec la Russie, négocié à Sotchi.

La Turquie soutient depuis longtemps certains groupes rebelles contre Assad, mais la priorité est désormais de stopper un nouvel afflux de réfugiés, car près d'un million de civils à Idlib ont été déplacés par la dernière attaque du régime.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré mercredi que les deux dirigeants discuteraient des causes et des conséquences de la crise et pourraient convenir de "mesures conjointes" pour la rendre inoffensive.

Mais Moscou – qui a lancé une campagne aérienne en faveur d'Assad en 2015 – voudrait envoyer un message selon lequel la Turquie ne peut pas faire obstacle à la Syrie et finalement reprendre le contrôle total de son territoire.

"Un cessez-le-feu pourrait être annoncé après les pourparlers entre Poutine et Erdogan, mais ce sera avant le spectacle", a déclaré à l'AFP un diplomate occidental.

"Je pense que Poutine dira à Erdogan que c'est tout pour ses actions en Syrie."

Allégations de commerce

Le Kremlin voit la campagne de la Russie en Syrie comme une victoire majeure sur la politique étrangère de Poutine, avec une influence et des bases militaires dans le pays qui font de Moscou un acteur majeur au Moyen-Orient.

Les experts disent que Poutine ne cherche pas une confrontation complète avec la Turquie, membre de l'OTAN, mais ne rechutera pas non plus.

"La victoire en Syrie est devenue une question de prestige pour la Russie – et pour Poutine personnellement", a déclaré Yury Barmin, analyste au Moyen-Orient au Conseil russe des affaires internationales.

Malgré soutenir les parties adverses dans la guerre, La Russie et la Turquie ont travaillé en étroite collaboration pour résoudre le conflit de neuf ans et éviter une confrontation directe entre leurs forces.

Mais cette relation a été tendue ces derniers jours, les deux parties échangeant des accusations de rupture de l'accord de Sotchi, qui a créé une zone tampon et permis le déploiement de 12 postes d'observation turcs.

Ankara dit que la Russie n'applique pas une partie de l'accord qui n'a pas garanti les attaques contre Idlib et le statu quo sur le terrain.

Moscou dit que la Turquie viole l'accord en soutenant des "groupes armés illégaux" et a accusé les forces turques de se mêler à des "terroristes" qui sont des cibles légitimes.

Dans la dernière salve de mercredi, le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konashenkov, a déclaré que "les positions renforcées des terroristes ont été fusionnées avec les postes d'observation turcs" déployés dans le cadre de l'accord de Sotchi.

Masse de migrants à la frontière

La Turquie a déclaré mercredi qu'au moins deux soldats turcs avaient été tués à Idlib après la mort de 34 personnes lors d'un raid aérien imputé à Damas la semaine dernière.

La Turquie a officiellement déclaré une opération contre le régime d'Assad appelée "Bouclier de printemps" ce week-end.

Il a depuis abattu trois avions de guerre syriens et tué des dizaines de soldats du régime et de chasseurs alliés – principalement par des attaques de drones – selon des observateurs.

Erdogan a averti l'Europe mercredi pour soutenir les "solutions politiques et humanitaires de la Turquie en Syrie" afin d'empêcher une répétition de la crise migratoire de 2015.

Des milliers de migrants se sont rassemblés à la frontière turco-grecque depuis qu'Erdogan leur a donné le feu vert pour tenter d'entrer en Europe, ce qui a provoqué des affrontements avec la police grecque.

La Turquie abrite environ quatre millions de réfugiés, principalement des Syriens mais aussi de nombreux Afghans et Irakiens, et le mouvement Erdogan a suscité des inquiétudes en Europe concernant un nouvel afflux de migrants.

(AFP)

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