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Des dizaines de civils yéménites tués dans des frappes aériennes après le crash d'un avion à réaction saoudien

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Des dizaines de civils yéménites tués dans des frappes aériennes après le crash d'un avion à réaction saoudien

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Au moins 31 civils ont été tués samedi dans des frappes au Yémen, ont indiqué les Nations Unies, à la suite d'une opération dirigée par l'Arabie saoudite en réponse à l'écrasement d'un de leurs avions de chasse, des rebelles Huthi soutenus par l'Iran affirmant l'avoir abattu.

L'avion Tornado a atterri vendredi dans une province du nord d'Al-Jawf lors d'une opération pour soutenir les forces gouvernementales, un accident rare qui a conduit à des opérations dans la région par un Soldats dirigés par l'Arabie saoudite coalition se bat contre le rebelles.

La violence meurtrière fait suite à une recrudescence des combats dans le nord du Yémen entre les parties belligérantes qui menacent d'aggraver la crise humanitaire du pays ravagé par la guerre.

"Des rapports préliminaires sur le terrain indiquent que le 15 février, pas moins de 31 civils ont été tués et 12 autres blessés dans des frappes dans la région d'Al-Hayjah … au sein du gouvernement d'Al-Jawf", a indiqué un communiqué du bureau de la Coordinateur humanitaire des Nations Unies pour le Yémen.

La coordinatrice humanitaire des Nations Unies pour le Yémen, Lise Grande, a dénoncé les "terribles frappes".

"Tant de gens sont tués au Yémen – c'est une tragédie et ce n'est pas justifié", a-t-elle déclaré.

«En vertu du droit international humanitaire, les parties qui ont recours à la violence sont tenues de protéger les civils. Cinq ans dans ce conflit et les guerriers ne portent toujours pas cette responsabilité. C'est choquant ", a-t-elle ajouté.

Les rebelles ont signalé plusieurs frappes aériennes de la coalition dans la zone où l'avion s'est écrasé, selon la station de télévision rebelle Al-Masirah.

Ils ont dit que des femmes et des enfants figuraient parmi les morts et les blessés.

La coalition a reconnu la "possibilité de dommages collatéraux" lors d'une "opération de recherche et sauvetage" sur le site du crash.

Une déclaration de la coalition de l'agence de presse officielle saoudienne n'a pas précisé le sort de l'équipage ni la cause de l'accident.

"Un gros coup"

Mais les rebelles Huthi ont montré des images de ce qu'ils ont appelé le lancement de leur "missile sol-air avancé" et le moment où il a frappé le faisceau dans le ciel nocturne, le faisant s'écraser sur une boule de flammes.

"Abattre une tornade dans le ciel au-dessus d'Al-Jawf est un coup dur pour l'ennemi et une indication d'une croissance remarquable des capacités de défense aérienne yéménites (rebelles)", a tweeté le porte-parole de Huthi Mohammed Abdelsalam.

Les insurgés ont signalé plusieurs frappes aériennes samedi dans la coalition dans la zone contrôlée par Huthi où l'avion s'est écrasé alors que les habitants se rassemblaient près de l'épave fumante, selon la télévision rebelle Al-Masirah.

L'escalade fait suite à de violents combats autour de la capitale de Sanaa, qui est détenue par Huthi, les rebelles progressant sur différents fronts jusqu'à Al-Hazm, la capitale régionale d'Al-Jawf.

La province d'Al-Jawf est largement contrôlée par les Huthi, mais la capitale reste entre les mains du gouvernement soutenu par l'Arabie saoudite.

"Arsenal massivement élargi"

La destruction d'un avion de la coalition est un revers pour une alliance militaire connue pour son contrôle aérien et signale l'arsenal militaire de plus en plus puissant des rebelles.

"Au début du conflit, les Huthi étaient une milice en lambeaux", a expliqué à l'AFP Fatima Abo Alasrar, une universitaire du Middle East Institute.

"Aujourd'hui, ils ont considérablement élargi leur arsenal avec l'aide de l'Iran et de son mandataire Hezbollah", le puissant mouvement chiite du Liban.

Les rebelles huthi possèdent désormais des armes portant des signes d'origine iranienne, selon un rapport de l'ONU obtenu plus tôt ce mois-ci par l'AFP, en violation possible d'un embargo sur les armes de l'ONU.

Certaines des nouvelles armes que les rebelles possèdent depuis 2019 ont "des caractéristiques techniques similaires à celles de la République islamique d'Iran", selon le rapport, préparé par un groupe d'experts de l'ONU chargés de surveiller l'embargo.

Le panel n'a pas précisé si les armes avaient été livrées directement aux Huthi par le gouvernement iranien, qui a refusé à plusieurs reprises de leur envoyer des armes.

La coalition est intervenue contre les Huthi en 2015, dans un conflit qui a tué des dizaines de milliers de personnes, en particulier des civils, et a conduit à ce que les Nations Unies appellent la pire crise humanitaire du monde.

La coalition a été largement critiquée pour le nombre élevé de victimes civiles à la suite de la campagne de bombardement, qui a incité certains gouvernements occidentaux à réduire les livraisons d'armes aux pays participants.

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont acheté des milliards de dollars d'armes aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne.
Mercredi, la coalition a annoncé qu'elle jugerait des militaires soupçonnés d'être impliqués dans des frappes aériennes meurtrières contre des civils yéménites.

(AFP)

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